L'histoire d'une maison authentique

En 2004, Françoise et Philippe rachètent cette maison familiale de 1810, et entament une grande rénovation de la maison avec un charme authentique de l'Aveyron. Pendant presque vingt ans, ils ont proposé un gîte *** pour des locations saisonnières d'avril à octobre.

Dès 2005, le gîte Lou Cantou de la Noëlie
Dès 2025, la grange de la Noëlie

En août 2022, ils décident de quitter la région toulousaine pour venir vivre dans leur ancien gîte. Ils rénovent la grange de septembre 2022 à mars 2025, et ouvrent deux chambres d'hôtes. De quoi faire de belles rencontres et partager des moments de convivialité.

Lanuéjouls

Lanuéjouls dans le Pays de l’Alzou, charnière entre le pays Villefranchois, le bassin Decazevillois et le Plateau de Montbazens, est une de ces terres de contrastes caractérisant l’Aveyron. Le village (758 habitants), très dynamique avec tous ses services (docteurs, infirmières, pharmacie, poste, banque...) et commerces (boulangerie, boucherie-charcuterie, épicerie, restaurant, bar, tabac, presse...) est un lieu de séjour et un centre à partir duquel peuvent être organisées des excursions pour découvrir les différentes facettes de la région. Terroir agricole, (500 m d’altitude moyenne), à la fois de traditions et de modernité, il vous fait découvrir des circuits de VTT, de randonnées, la gastronomie aveyronnaise et le musée ferroviaire.

L'histoire d'une famille aveyronnaise

La grange de Noëlie

Pourquoi Noëlie ? Pourquoi cette grange ici ?

Au cœur du Rouergue villefranchois, vivait au XVIII siècle dans un lieu-dit Lagarrigue de la commune de Maleville, une famille dénommée Imbert; Bernard, maçon, Jeanne Palis son épouse, et leurs deux garçons François et Antoine Bernard.

L’histoire commence le 15 janvier 1810, lorsqu’ Antoine Bernard Imbert, cultivateur à Maleville et âgé de trente ans, décide d’acheter « une grange ou boutique avec petite terre appelée Le Claux » situées au village de La Bourthoumarie, de la commune de Lanuéjouls. Marié depuis deux ans avec Jeanne Pascal, nous supposons qu’ Antoine Bernard Imbert avec son papa Bernard vont construire la maison sur cette terre pour y vivre, la cultiver et fonder une famille. Le 7 juillet 1810 est venu au monde leur premier et unique enfant Bernard Antoine, né à La Bourthoumarie, mais probablement pas né dans la maison. Le délai de construction d’une maison à cette époque devait se compter en années. Un accouchement dans la grange pendant la construction de la maison ? Pourquoi pas ?

Et c’est ainsi que pendant trente-huit ans, vécut Antoine Bernard dans cette maison avec Jeanne pendant quatre ans seulement, décédée prématurément, puis avec Marie Couffin jusqu’à la fin de sa vie.

Dix ans avant le décès d’Antoine Bernard, son fils Bernard Antoine, cultivateur comme son père, hérita de la propriété avec ses terres. Il épousa Catherine Bourdoncle, avec qui il aura une fille et deux garçons.

C’est un des deux garçons prénommé Bernard Victor qui héritera et exploitera la ferme et ses terres, son autre frère Jean Jospeh étant palefrenier aux mines de Campagnac, près de Cransac.

Bernard Victor se mariera avec Marie Dorothée Courtial en 1864. Ils vivront dans cette petite maison avec leurs trois filles, le grand-père Bernard Antoine jusqu’en 1890. Ils y seront aussi à sept jusqu’au décès de la grand-mère Catherine.

Parmi les trois filles, une d’elle s’appelait Marie Adeline, c'est l’arrière-grand-mère de Philippe.

N’ayant pas eu de garçon, l’exploitation de la ferme sous la descendance Imbert s’arrêtera en 1922 lors du décès de Bernard Victor.

Marie Adeline Imbert quitta La Bourthoumarie en 1894, pour se marier avec Joseph Bernard Bourdoncle cultivateur à Lalo, de la commune de Lanuéjouls. C’est de ce mariage que naquirent Noëlie Bourdoncle, la grand-mère de Philippe, le 19 décembre 1904 et son frère Armand Paul Victor.

Jusqu’au décès de sa mère, mémé Noëlie vécut dans la ferme de son frère Armand à Lalo. Les us et coutumes de l’époque faisaient que la ferme familiale revenait en priorité à l’aîné garçon de la famille. Noëlie n’a eu d’autre choix que de quitter la ferme de Lalo. C’est en 1935 qu’elle épousa Ernest Gares, pauvre cultivateur de Maleville. Et c’est à cette période que Noëlie héritera de sa mère Marie Adeline la propriété issue des générations Imbert, pour y vivre avec Ernest jusqu’à la fin de sa vie. Ernest, le grand-père de Philippe décédera en 1969 et Noëlie en 1991.

Ernest et Noëlie Gares, furent les derniers cultivateurs des ascendants de Philippe.

La ferme fut ensuite la propriété de Roger Gares, l'oncle de Philippe jusqu’en 1999, année de son décès.

Pendant quatre années, la maison et sa grange furent inoccupées.

Après Imbert, Bourdoncle, et Gares, c’est la famille Guedea, Philippe et Françoise Barteau son épouse qui reprennent le titre de la propriété de La Bourthoumarie en 2004.

Six générations séparent Antoine Bernard Imbert et Philippe Guedea.

Pour terminer l’histoire, c’est en 2022 qu’a débuté la rénovation de la grange de Noëlie.

Objectif : restaurer ce patrimoine vieux de plus de 200 ans, et redonner une vie à cette ancienne ferme du XIX siècle en créant un lieu d’hébergement touristique avec des chambres d’hôtes.

Cette première histoire s’achève 1 avril 2025 avec l’ouverture de deux chambres au public.

Une nouvelle page d’histoire a commencé.

Vos hôtes Françoise et Philippe

Je m’appelle Françoise GUEDEA, BARTEAU de mon nom de jeune fille. Je suis née à Nantes en 1968 et j’ai vécu à La Limouzinière, à 35 km au sud de Nantes. Mon père était artisan maçon.

J’ai rencontré Philippe, à la cité universitaire, à Nantes.

J’ai été successivement conseillère de vente, puis j’ai travaillé 26 ans à accompagner des enfants en tant qu’accompagnatrice en collège, assistante maternelle agréée, ludothécaire, auxiliaire de puériculture et pour finir éducatrice de jeunes enfants.

En 2002, nous avons quitté ma région, la banlieue nantaise, pour vivre en banlieue toulousaine.

En 2022, nous avons quitté la Ville Rose pour habiter à la campagne, en Aveyron, dans notre maison secondaire, pour mon plus grand plaisir.

Comme nous avions apprécié l’accueil et les rencontres avec les touristes qui louaient notre maison en gîte pendant 17 ans, nous avions le projet de rénover la grange pour proposer deux chambres d’hôtes dans la grange, en habitant dans la maison. Une façon de continuer l’aventure…

J’ai choisi cette nouvelle activité de location de chambres d’hôtes, pour continuer à me nourrir de la richesse de la diversité sociale et culturelle. Je fais de mon mieux pour que les hôtes vivent des moments agréables dans la grange de Noëlie et lors du petit déjeuner servi dans notre maison ou sur la terrasse avec vue sur la campagne !

Ah j’oubliais : lors de mon orientation, j’avais pensé à un BTS Tourisme, c’est surprenant de voir la fin de ma carrière !!

Mes centres d’intérêt : le footing, la randonnée, le rugby, le jardinage, les fleurs, les plantes aromatiques, le yoga, la méditation, la sophrologie, le magnétisme, la musique, le cinéma, la poésie, les citations, la généalogie, upcycling.

MA DEVISE PROFITER DE L’INSTANT PRESENT !

Je m'appelle Philippe GUEDEA. Natif de Villefranche de Rouergue, fils d’artisan maçon, j’ai fait ma jeunesse et mon adolescence en Aveyron. Une partie des vacances se passaient chez mémé Noëlie à La Bourthoumarie, lieu-dit de la localisation de la grange de Noëlie. Mon amour pour l’Aveyron, pour ses coutumes, sa culture, ses valeurs paysannes a donc pris racine dans cet écrin de verdure, et parmi ces vieilles pierres pleines d’histoire que nous continuons aujourd’hui à faire vivre au travers de la grange de Noëlie.

Parti dix-sept années dans la région Nantaise pour aller étudier dans un premier temps, puis rencontrer l’épouse de ma vie Françoise, j’y suis devenu ingénieur dans les constructions navales.

Revenu en Occitanie dans les années 2000 pour travailler dans l’aéronautique toulousain, nous avons pris la décision avec Françoise d’acquérir la ferme de ma grand-mère Noëlie, disparue dix ans auparavant. Le choix était osé du fait de la vétusté de la demeure et de la grange. Avec un père et un frère tous les deux maçons, nous avons réussi notre pari un an après l’acquisition. Et pour donner une vie à cette maison familiale, nous l’avons loué en gite durant une vingtaine d’année.

Août 2022, l’opportunité de quitter la région toulousaine s’est présentée. De là est né notre projet de vie, à savoir vivre en harmonie avec la nature, et restaurer la grange pour en faire un lieu d’hébergement touristique. Trois ans après, deux chambres ont été ouvertes pour, nous espérons, le plus grand plaisir de nos hôtes.